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Corinne Boureau

Corinne Boureau

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Peintre
Je suis née en Bretagne en 1957.
Dans les années 50, ma mère, institutrice, et mon père, peintre-sculpteur, sont venus s'installer en Bretagne dont ils étaient tombés amoureux. Mon père a beaucoup travaillé, plus particulièrement, pour la statuaire religieuse. Nombreuses sont ses œuvres - statues, calvaires - fonds baptismaux, de granit ou de bois - qui ornent les églises et les chapelles de Bretagne, mais également de France. Cet amour qu'il nous ont transmis pour la Bretagne, pour sa culture et ses immenses richesses, reste intacte, en moi, encore aujourd'hui.
Mes parents étaient des intellectuels engagés. Je tiens d'eux et de ma grand-mère maternelle ma passion pour la littérature. Tous trois possédaient aussi la magie du verbe, et ils nous ont baignés, durant toute notre enfance, dans les récits familiaux, les légendes et les contes. Et puis, je dois à ma mère, férue de botanique, mon engouement pour les fleurs, les plantes et les jardins, et à mon père, une vénération pour la nature quelle qu'elle soit...
À l'âge de 18 ans, j'ai quitté la Bretagne pour suivre une formation en arts plastiques, à La Haye.
Depuis 1978, je réside aux Pays-Bas.
Devenue moi-même, peintre et sculpteur, mon œuvre poétique est imprégnée de ma relation intime et puissante avec la nature où je puise mon inspiration.
Comme je l'ai dit, j'ai une immense passion pour les plantes, les oiseaux et les arbres…. Le botaniste Francis Hallé, explique si bien que les arbres n'ont ni queue ni tête, pourtant ils ont tant à nous apprendre.
À l'opposé des idées reçues, je pense que la nature nous offre une grande leçon de non violence, de solidarité et d'humilité. Planter des arbres et des plantes dans mon jardin, cultiver le potager, semer une graine, suivre sa croissance… Cette joie de contempler renforce ma concentration. Dans le jardin, je prends le temps de réfléchir à l'écriture de mes romans.
La botanique est toujours présente dans mes récits. Dans l'histoire de Télémaque, j'y évoque la nature chosifiée.
En tant qu'écrivain, je ressens que mon imaginaire est imprégné de mes fortes attaches avec la Bretagne. J'ai découvert l'existence de Télémaque par hasard, en visitant un blog qui avait pour titre : "Un jeune Noir dans le Léon en 1757".
La présence d'un africain en Bretagne au 18e siècle m'a interpellée. Ce blog évoquait l'acte de baptême d'un jeune esclave confié au recteur de Plouénan. Acte retrouvé de manière fortuite par Madame Bordais-Fraval de Saint-Pol-De-Léon qui avait entrepris des recherches généalogiques. Je me suis aussitôt posée cette question : Pour quelle raison cette page sombre de la Bretagne a été singulièrement passée sous silence dans nos livres d'histoire et à l'école ?
Je me souviens de l'émotion que j'ai ressentie en apprenant la présence de ce jeune Noir dans ce petit village breton. La peur de l'inconnu, de l'étranger. La peur de l'autre est ancrée dans les mentalités des gens, peut-être plus encore à cette époque, d'autant plus qu'ils n'avaient jamais vu d'homme noir. Son arrivée a dû bouleverser la communauté, enflammer l'imagination. On imagine ce que ce jeune Guinéen a dû subir.
Écrire pour moi, c'est assouvir ma curiosité, mais c'est, avant tout, donner une voix à ceux qui n'en n'ont pas. En exil, sur ce bout de terre bretonne, Télémaque n'avait aucun espoir de retour. Arraché à son pays d'origine, à ses liens familiaux, à son village, à ses rêves… déporté, puis réduit en état de servitude…
Fortement touchée et captivée par sa vie, j'ai été saisie par l'envie de raconter son histoire.
Dans un premier temps, j'ai eu deux visions : d'abord un tableau "Noir-lumière" du peintre Pierre Soulages, puis la couleur bleue. J'ai aussitôt pensé : Ça y est, j'ai mon histoire !
Il m'a fallu trois ans pour trouver les pièces manquantes.
Ma vision du bleu devint, de toute évidence, les champs de lin en fleur cultivés au 18éme siècle sur la terre Léonarde. Semé au début du printemps, le lin fleurissait en juillet. C'était du bleu à perte de vue dans lequel s'alliait le bleu de la mer et du ciel.
En fait, le noir et le bleu étaient la clé pour entrer dans les émotions de mon personnage. www.corinneboureau.nl
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Bibliographie
HENRI MATISSE
Quand l'aube se détache de la nuit
Corinne Boureau
TÉLÉMAQUE
Esclave en Bretagne
Roman
Corinne Boureau
SÉRAPHINE DE SENLIS
Le souffle de l'ange
Roman
Corinne Boureau
Articles de presse
CORRINE BOUREAU POUR "HENRI MATISSE, QUAND L'AUVE SE DÉTACHE DE LA NUIT"
Propos recueillis par Eliane Faucon-Dumont
mai 2019

ARTICLE À PROPOS DE TÉLÉMAQUE, TÉLÉGRAMME QUIMPERLÉ
juin 2016

ARTICLE À PROPOS DE TÉLÉMAQUE, TÉLÉGRAMME SAINT-POL-DE-LÉON
juin 2016

ARTICLE À PROPOS DE SÉRAPHINE DE SENLIS, TÉLÉGRAMME QUIMPERLÉ
mai 2014

ARTICLE À PROPOS DE SÉRAPHINE DE SENLIS, TÉLÉGRAMME QUIMPERLÉ
mai 2014

Articles et contributions
OUEST-FRANCE.FR
juin 2014

Entretien avec l'auteur
ENTRETIEN AVEC ÉLIANE FAUCON-DUMONT, JOURNALISTE AU TÉLÉGRAMME DE QUIMPER
juin 2016

Extraits
DÉCOUVRIR UN EXTRAIT DU LIVRE
septembre 2013

Sur Internet
ARTICLE DE PRESSE SUR L'OUVRAGE HENRI MATISSE QUAND L'AUBE SE DÉTACHE DE LA NUIT DE CORINNE BOUREAU
Vincent THAËRON.
Ouest-France, juin 2019

ARTICLE DE PRESSE SUR L'OUVRAGE HENRI MATISSE QUAND L'AUBE SE DÉTACHE DE LA NUIT DE CORINNE BOUREAU
Le Télégramme 4 juin 2019, juin 2019

ARTICLE DE PRESSE SUR L'OUVRAGE HENRI MATISSE QUAND L'AUBE SE DÉTACHE DE LA NUIT DE CORINNE BOUREAU
Ouest-France 3 mai 2019, mai 2019

ARTICLE DE PRESSE SUR L'OUVRAGE HENRI MATISSE QUAND L'AUBE SE DÉTACHE DE LA NUIT DE CORINNE BOUREAU
Le Télégramme 15 mai 2019, mai 2019

dernière mise à jour : 20 septembre 2019 | © Amarante 2019 |mentions légales